Le libéralisme est devenu le seul moyen, réaliste, d’amener un monde meilleur. C’est du moins ce que nous disent tous les convertis à cette doctrine.
Nous, nous pensons autrement et nous le montrerons ici, au fil des articles qui y seront publiés, afin de montrer qu’il existe autre chose que le libéralisme, que cette guerre incessante, que ce darwinisme économique.
Les politiques néolibérales se développent depuis plus de vingt ans à l’échelle de la planète. Remettant en cause plus de deux siècles de luttes sociales et démocratiques, elles orchestrent un véritable recul de civilisation.
Cette offensive tous azimuts veut modifier substantiellement le partage des richesses au bénéfice des profits et des détenteurs de capitaux, élargir la sphère du marché, de la concurrence et de l’appropriation privée, et mettre l’économie hors de portée de la volonté démocratique.
Tous les pays industriels développés ont été dominés par ce dogme libéral : trop de contraintes, pas assez de fluidité, trop d’État et trop de réglementations sociales... Résultat : les profits se sont envolés, tandis que la part des salaires dans les richesses produites a baissé de 10 points en vingt ans.
C’est cela qu’il faut changer. Cela suppose de contester le dogme libéral et de lui opposer d’autres finalités et d’autres méthodes.
> suiteLa mobilisation citoyenne, antilibérale et pro-européenne a ouvert une époque nouvelle pour l’Europe. Elle est marquée par le rejet de plus en plus fort des politiques néolibérales et de leurs effets dans toute la vie sociale. Après le succès du Non en France et aux Pays-Bas, les exigences des citoyennes et des citoyens doivent être entendues, à commencer par le retrait total du projet de constitution européenne.
C’est le sens de ce texte, destiné à formuler ces exigences. Il est proposé dans chaque pays par les forces politiques, sociales, associatives qui visent à l’émancipation humaine en Europe et dans le monde.
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